Éolien28 sept. 2026

L'appel d'offres éolien de la zone Princesse Élisabeth traîne — et coûte cher

L'appel d'offres pour le premier lot de la nouvelle zone éolienne offshore belge accumule déjà un an et demi de retard : promis pour le premier trimestre 2026, puis pour « le printemps », il attend encore le nouveau cadre légal. La presse belge cite des estimations selon lesquelles le retard coûtera des centaines de millions aux ménages, et les coopératives citoyennes craignent l'exclusion.

Rédaction EuroEnergy · Belgique · 1 min de lecture · mis à jour le 29 sept. 2026

Parc eolian belgian în Marea Nordului
Foto: Hans Hillewaert · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Pendant que l'île censée récolter son courant se construit, le vent lui-même attend au guichet. L'appel d'offres pour le premier lot d'environ 700 MW de la zone Princesse Élisabeth — la nouvelle génération de parcs éoliens offshore belges — n'était toujours pas lancé fin septembre 2026, un an et demi après le calendrier initial.

La chronologie des reports. Le Conseil des ministres a repoussé l'appel d'offres à 2026 en invoquant des risques juridiques, un calendrier irréaliste et un cadre financier flou. L'échéance « au plus tard au premier trimestre 2026 » est tombée en février ; la promesse du « printemps » est passée elle aussi. Le cabinet du ministre Bihet lie le lancement à l'adoption du cadre révisé, aligné sur les nouvelles règles européennes d'aides d'État.

Le prix de l'attente. Les estimations citées par la presse belge en mai : des centaines de millions d'euros de surcoût pour les ménages — chaque année sans nouveaux parcs signifie plus de gaz dans les soirées d'hiver et des objectifs repoussés. L'industrie pose la question existentielle : la zone sera-t-elle prête à temps pour l'île ?

La querelle de la participation. La formule initiale réservait une place à la participation citoyenne — des coopératives détenant une part des parcs. La révision du cadre l'amincit visiblement, et les coopératives ont réuni des signatures : sans participation, l'acceptation locale de l'éolien se négocie plus durement.

Le vent dans la production belge, en temps réel, sur la page du pays.

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