Les prélèvements dans les cuves enterrent le rêve du redémarrage de Doel 3 et Tihange 2
Les prélèvements effectués par Engie dans les cuves de Doel 3 et Tihange 2 — fermés en 2022–2023 — rendent leur redémarrage « très hypothétique », écrit la presse belge en citant des sources du dossier. Le cabinet du ministre Bihet insiste : l'évaluation continue, et le remplacement des cuves n'est pas impossible ; l'audit décidera pour chaque réacteur si la réouverture vaut l'argent.
Rédaction EuroEnergy · 1 min de lecture
Dans l'euphorie du retour belge au nucléaire, deux noms ont toujours été prononcés à mi-voix : Doel 3 et Tihange 2 — les réacteurs fermés en 2022 et 2023, célèbres pour les microfissures d'hydrogène découvertes dans les parois de leurs cuves dès 2012. En septembre, la presse belge a définitivement refroidi l'enthousiasme : les prélèvements effectués par Engie dans les cuves rendent le redémarrage « très hypothétique ».
Ce qui a été appris. Dans le cadre de l'audit général du parc — volet des négociations sur la reprise des activités nucléaires par l'État — Engie a extrait des échantillons des cuves des deux unités. Les résultats, cités par La Libre et confirmés en cascade, indiquent que l'état du métal ne soutient pas un dossier crédible de requalification. « Un clou supplémentaire dans le cercueil » des deux réacteurs, résument les commentateurs.
La défense du ministère. Le cabinet du ministre de l'Énergie Mathieu Bihet nuance : l'évaluation est en cours, et l'audit doit dire, unité par unité, si l'investissement dans la prolongation est possible et rentable. Le ministre a contesté publiquement que le remplacement des cuves soit impossible — opération toutefois jamais tentée nulle part sur des réacteurs commerciaux de cette taille.
La conséquence pratique. Sans Doel 3 et Tihange 2, le retour nucléaire belge repose sur Doel 4, Tihange 3 — et sur d'éventuelles petites unités futures. La différence n'est pas rhétorique : c'est de l'ordre de 2 GW de base sans CO₂, exactement le trou que comblent aujourd'hui le gaz et les importations.
Le nucléaire belge, dans les chiffres du jour, sur la page du pays.
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