La France exporte comme jamais : 51 TWh nets en un seul semestre
Le solde exportateur de la France a atteint 51 TWh au premier semestre 2026 — record historique, contre 37 TWh au S1 2025 et plus que toute l'année 2019. L'Italie a été le premier client (14,4 TWh), devant la zone Belgique/Allemagne (13,9), la Grande-Bretagne (12,4) et la Suisse (11,3). Le moteur : un nucléaire rétabli plus les renouvelables, au-dessus d'une consommation intérieure restée 6 % sous son niveau d'avant-crises.
Rédaction EuroEnergy · 1 min de lecture
La France a retrouvé son rôle historique de batterie de l'Europe — et l'a dépassé : 51 TWh de solde exportateur net au premier semestre 2026, record absolu consigné par le Trésor et la presse spécialisée. Pour l'échelle : 14 TWh de plus que le même semestre de 2025, et davantage, en six mois, que ce que le pays exportait sur toute l'année 2019.
Les clients, dans l'ordre : l'Italie, avec un solde de 14,4 TWh — le corridor alpin reste le plus affamé —, puis la zone Belgique/Allemagne avec 13,9, la Grande-Bretagne avec 12,4 et la Suisse avec 11,3 TWh.
La recette du record tient en deux ingrédients : la production — nucléaire revenu près de ses sommets, hydraulique correcte, solaire en croissance — et la consommation intérieure, qui refuse de croître : environ 6 % sous son niveau d'avant les crises sanitaire et énergétique. Tout ce qui ne se consomme pas chez soi et tient sur les fils part chez les voisins.
Ce que cela rapporte : des milliards dans la balance commerciale — mais aussi la question stratégique que la presse française pose de plus en plus : exportons-nous des électrons parce que nous n'avons pas encore réussi à les employer chez nous, dans l'industrie et le chauffage ?
Les flux du jour sur chaque frontière française : la carte.
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