Hydrogène29 sept. 2026

Fluxys tisse la dorsale de l'hydrogène à travers les ports belges

L'opérateur belge des réseaux de gaz Fluxys construit par tronçons la première infrastructure ouverte de transport d'hydrogène du pays : la canalisation du port d'Anvers avance, et le plan relie les ports aux clusters industriels puis à l'Allemagne. La Belgique veut être pour l'hydrogène ce qu'elle a toujours été pour le gaz : le pays de transit du nord-ouest de l'Europe.

Rédaction EuroEnergy · Belgique · 1 min de lecture

Șantier de conductă
Foto: Chris Morgan · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons

Dans une économie de l'hydrogène qui se cherche encore, la Belgique a choisi le rôle qu'elle connaît le mieux : le transporteur. Fluxys — l'opérateur des réseaux de gaz, le même qui exploite le terminal de Zeebrugge — construit pièce par pièce un réseau ouvert de transport d'hydrogène, auquel tout producteur ou importateur pourra se raccorder.

Le chantier d'Anvers. La première pièce est la canalisation d'hydrogène du port d'Anvers, construite par tronçons ; les travaux ont commencé en 2025 sur le premier segment, le deuxième a suivi en 2026. Le réseau portuaire relie les terminaux — par où entreront l'ammoniac et le méthanol d'outre-mer — aux installations chimiques qui consommeront les molécules.

La grande carte. Le plan de Fluxys prévoit des corridors de la côte — Zeebrugge, Anvers, Gand — vers les clusters industriels intérieurs et vers la frontière allemande, où il se relie au futur réseau-cœur d'hydrogène du voisin. Le modèle d'affaires est copié du gaz : infrastructure régulée, accès ouvert, tarifs surveillés.

Les nœuds manquants. Comme partout, le dilemme est celui de l'œuf et de la poule : la canalisation a besoin de volumes, les volumes de canalisation. L'État belge a posé le cadre légal du transport d'hydrogène parmi les premiers d'Europe, et les subventions européennes pour les corridors couvrent une partie du risque ; le reste, c'est la patience d'un opérateur habitué aux investissements sur cinquante ans.

L'enjeu. Si la chaîne — import à Anvers, transport Fluxys, consommation dans la chimie et l'acier — se referme, la Belgique garde à l'ère de l'hydrogène son rôle historique de l'ère du gaz : tout le monde passe par chez elle.

L'énergie belge, en chiffres quotidiens, sur la page du pays.

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