EDF : semestre opérationnel solide, dette stabilisée — mais perspectives de rentabilité revues à la baisse
EBITDA de 14,1 milliards d'euros au premier semestre 2026 (contre 15,5 au S1 2025), cash-flow positif de 1,1 milliard et dette nette stable à 51,5 milliards. La production nucléaire française a gagné 8 TWh. Mais la baisse des prix de marché et les canicules ont conduit le PDG Bernard Fontana à réviser à la baisse la rentabilité attendue pour 2026.
Rédaction EuroEnergy · 1 min de lecture · mis à jour le 29 sept. 2026
Le premier exercice semestriel plein de l'ère Bernard Fontana chez EDF montre une entreprise qui produit plus et gagne moins. L'EBITDA du semestre : 14,1 milliards d'euros, contre 15,5 milliards au premier semestre 2025 — solide, mais en retrait, à mesure que les prix de vente glissent vers les niveaux de marché.
La bonne nouvelle est financière : un cash-flow positif de 1,1 milliard, qui a permis de stabiliser la dette nette à 51,5 milliards d'euros — après des années où la montagne de dette grossissait avec les chantiers. Le groupe a émis plus de 5,1 milliards d'obligations, dont 2,75 milliards de « vertes », pour la prolongation des réacteurs et pour Hinkley Point C.
La nouvelle prudente : les perspectives de rentabilité 2026, revues à la baisse. Les causes nommées par le groupe : le recul des prix de gros — les heures bon marché et négatives mordent directement dans les revenus — et les canicules qui ont limité la production en pleine saison.
Fontana résume : des résultats « conformes aux attentes », soutenus par la production nucléaire en hausse — plus 8 TWh par rapport au S1 2025 — et par la mobilisation pour l'électrification des usages.
L'enjeu en arrière-plan : l'EPR2. Le bilan qui se stabilise aujourd'hui est la condition même des emprunts de demain.
La production d'EDF dans le système français, en direct : la page du pays.
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