Moins 479 euros : le record belge des prix négatifs
Un dimanche ensoleillé d'avril, entre 14 h et 14 h 15, le mégawattheure belge a coûté moins 479,27 euros — le prix négatif le plus profond de l'histoire du marché. Le phénomène est devenu routine : d'environ 136 heures négatives en 2020, la Belgique est passée à plus de 500 heures en 2025, et 2026 garde le rythme.
Rédaction EuroEnergy · 1 min de lecture · mis à jour le 29 sept. 2026
Le marché belge de l'électricité a réécrit son record négatif : le dimanche 26 avril, dans le quart d'heure entre 14 h et 14 h 15, le prix de gros est descendu à −479,27 EUR/MWh. Le précédent record datait de mai 2025 — signe que le fond se creuse d'année en année.
La mécanique de la chute. La recette classique des dimanches de printemps : consommation faible de week-end, soleil généreux sur un parc photovoltaïque en expansion, plus une production qui ne s'arrête pas — installations anciennes aux subventions payées quel que soit le prix et centrales techniquement incapables de s'arrêter pour quelques quarts d'heure. Quand tout se superpose, le prix ne touche pas seulement zéro : il le traverse, jusqu'où quelqu'un accepte d'être payé pour consommer.
La courbe du phénomène. D'environ 136 heures à prix négatifs en 2020, la Belgique est montée à plus de 500 heures en 2025 — plus de 5 % de l'année. La trajectoire de 2026, record d'avril en tête, suit la cadence.
Qui gagne, qui change de comportement. Les clients en contrats dynamiques programment leur consommation sur le moins ; les batteries font l'arbitrage du jour ; les prosumers wallons et flamands découvrent que l'injection de midi peut valoir zéro, voire moins. Le message systémique est le même que partout dans le nord-ouest de l'Europe : la production solaire a devancé la flexibilité — et le prix le crie haut et fort.
Le prix de chaque quart d'heure, sur la page des prix.
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