29 sept. 2026

L'automne sans les deux réacteurs : le test d'importation de la Belgique

Jusqu'au redémarrage en novembre de Doel 4 et Tihange 3, la Belgique traverse l'automne avec un trou nucléaire d'environ 2 GW — comblé par les centrales au gaz, le soleil en déclin saisonnier et surtout les importations. L'épisode montre en petit la dépendance structurelle du pays : l'an dernier, les importations nettes ont atteint le record de 14 TWh.

Rédaction EuroEnergy · 1 min de lecture

Stație de conversie a unei interconectări
Foto: M!dgard · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Le système électrique belge vit un automne-test : les deux réacteurs prolongés sont à l'arrêt pour l'achèvement des travaux d'extension de leur durée de vie, et leur retour n'est programmé qu'en novembre. D'ici là, le pays fonctionne sans quelque 2 GW de base nucléaire — environ un cinquième de la consommation moyenne.

Qui comble le trou. La recette des jours de septembre se lit dans les données d'Elia : le gaz monte en charge — les centrales à cycle combiné, payées par le mécanisme de capacité précisément pour de telles périodes — le soleil aide encore à midi, et le reste vient par les interconnexions, surtout de la France nucléaire et des Pays-Bas. Facturé, le trou se voit dans les prix des soirées, parmi les plus salés de l'année.

Le contexte structurel. La Belgique a clos 2025 sur des importations nettes record de 14 TWh ; l'automne 2026 ne fait qu'épaissir la ligne. Les interconnexions — Nemo Link vers la Grande-Bretagne, ALEGrO vers l'Allemagne, les frontières classiques avec la France et les Pays-Bas — se sont révélées exactement le filet de sécurité pour lequel elles furent bâties.

La leçon pour le débat national. L'épisode arme les deux camps : les nucléaristes montrent combien le système coûte sans réacteurs ; les sceptiques répondent que la dépendance à deux grandes unités est précisément le problème, et que la diversification — vent, batteries, interconnexions — reste la réponse. En novembre, quand les turbines de Doel et Tihange tourneront de nouveau, le débat continuera — mais à des prix, sans doute, plus bas.

Les importations et le mix belges, en temps réel, sur la page du pays.

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