La Belgique veut racheter ses centrales nucléaires à Engie
L'État belge négocie en exclusivité la reprise de toutes les activités nucléaires d'Engie — des réacteurs au personnel — après la lettre d'intention signée en avril. Le protocole promis pour le 1er octobre pourrait être « quelque peu » dépassé, admet le ministre de l'Énergie ; entre-temps, le démantèlement des réacteurs récemment arrêtés a été suspendu.
Rédaction EuroEnergy · Belgique · 1 min de lecture · mis à jour le 29 sept. 2026
En deux décennies, la Belgique est passée de la loi de sortie du nucléaire à la négociation du rachat de tout son parc. Le 30 avril, l'État fédéral et Engie ont annoncé des négociations exclusives pour l'acquisition par la Belgique de l'ensemble des activités nucléaires du groupe français — réacteurs, licences, organisation.
Le délai qui glisse. L'objectif déclaré : un protocole d'accord pour le 1er octobre 2026, fixant les principales modalités de la transaction. Le 22 septembre, le ministre de l'Énergie Mathieu Bihet a préparé l'opinion : le délai « pourrait être quelque peu dépassé » — le dossier est énorme, de l'évaluation des actifs au sort de milliers de salariés.
Le signal le plus concret. Dans le sillage de l'accord, le démantèlement des réacteurs arrêtés ces dernières années a été suspendu « avec effet immédiat ». Plus rien n'est découpé ni bétonné avant que le nouveau propriétaire décide de ce qui peut encore être sauvé — un audit évalue l'état de chaque unité.
Le contexte politique. La coalition fédérale a abrogé en mai 2025 la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire, supprimant aussi l'interdiction de construire de nouvelles capacités. Racheter le parc donnerait à l'État le contrôle complet du pilier qui produit encore un tiers du courant du pays — et de sa facture historique.
La place du nucléaire dans le système belge, sur la page du pays.
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